Nous partons un peu tard, vers 4h30, en voiture, pour aller rejoindre le village à 4km du camp où se trouve le bateau qui va nous emmener sur le lac. Nous traversons plusieurs petits hameaux de pêcheurs aux maisons en terre avant d'arriver près d'un bâtiment en dur d'où nos guides sortent un moteur flambant neuf. Nous devons attendre une bonne dizaine de minutes pour qu'ils amènent l'essence (un bidon qui nous semble un peu petit...).
Une fois sur le bateau, le moteur n'est pas allumé tout de suite, nos guides utilisent des barges en bois pour se frayer un chemin à travers la forêt de roseaux qui entoure le lac. Une fois les roseaux passés, l'étendue du lac nous apparaît, et surprise, sur notre droite, un peu en arrière, le Kilimanjaro se détache : on distingue la neige à son sommet.
Quelques barques de pêcheurs, surtout du côté tanzanien car le côté kenyan est plus protégé, vaquent à leurs occupations. Nous remontons lentement le lac en direction de notre camp: une multitude d'oiseaux petits et grands, de toutes les couleurs, vivent dans les roseaux et nous pouvons les observer sans trop les déranger. Nous revoyons également, depuis l'eau, les villages que nous avons traversés en voiture. Le soleil décline et les couleurs sont très belles.
Soudain le pilote bifurque vers un village. Nous sommes accueillis par un groupe d'enfants, souriants et joueurs. En fait, nos guides n'ont pas assez d'essence pour nous faire faire l'aller-retour et essaient d'en obtenir davantage dans ce village. Comme nous avons 2 jerricans au camp que nous avions prévus pour la voiture mais dont nous n'aurons pas besoin, on peut en utiliser pour réapprovisionner le bateau. Nous expliquons cela à nos guides (visiblement soulagés) et nous reprenons la navigation pour rallier le camp: il fait déjà assez sombre !
Nous arrivons au camp entre chien et loup. Christelle, les enfants et moi descendons pour commencer la rotation à la douche, le feu et la cuisine pendant que Franck, Ronan et David repartent sur l'eau récupérer les voitures. Ils ne rentreront que dans la nuit.
Malgré la péripétie de l'essence, cette balade a vraiment valu le coup. Le paysage était somptueux, dominé par le Kili et tous les oiseaux que nous avons vus dans les roseaux étaient superbes. Une façon de finir le séjour en beauté !